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Optimiste ou pessimiste, la patience est de mise…
Que ce soient les optimistes ou les pessimistes, la plupart des opérateurs de marché sont depuis quelques semaines dans l’attente, voire dans l’expectative… ce qui ne facilite pas la tâche des éditorialistes et autres analystes, tant le manque de dynamisme du marché et d’évènements significatifs se prolonge. Les publications de résultats sont sans grande surprise, les fusions plutôt attendues tant les sommes de trésorerie accumulées par les grands corporates sont gigantesques (on notera encore ce week end le rachat probable de Time Warner par AT&T), les indicateurs économiques souvent contradictoires et donc sans réelle tendance, les annonces des banques centrales entendues et ré-entendues depuis des mois voire des années. Et pourtant… chaque opérateur sent également, dans son for intérieur, qu’il doit se passer quelque chose, que le marché est à un tournant et qu’une vraie tendance pourrait bien éclore dans les semaines à venir.
Pour les optimistes, c’est la reprise économique qui semble prendre le dessus, et ils voient dans chaque statistique positive, dans quelques pays européens comme l’Espagne, l’Allemagne ou même parfois la France (pour les plus optimistes des optimistes, on en convient !)  aux USA ou dans les émergents, le résultat latent des politiques monétaires massives orchestrées, presque de concert, par toutes les banques centrales mondiales. Convaincus que les problèmes politiques ne sont que des conséquences d’une conjoncture trop longtemps déprimée, ils considèrent que l’heure est venue de réinvestir, en particulier dans les actions, en oubliant tous les démons qui ont hanté les marchés depuis trop longtemps, au premier rang desquels la déflation, la décroissance, la créances douteuses, les taux zéro… et qu’il faut donc oublier les obligations, sources de tous les maux, et risques de performances catastrophiques pour les mois, voire les années à venir… La fameuse « grande rotation » des actifs dont, si ma mémoire est bonne, certains nous parlaient déjà en 2014, puis en 2015, puis encore cette année…
Du côté des pessimistes, s’ils ont mis de côté l’aspect économique, qui semble pour eux déjà réglé, ils ont trouvé dans le politique un relais à leurs inquiétudes. Si lors de la dernière  crise, entamée en 2008 et ayant obligé les Etats occidentaux, en particulier européens, à des aides publiques massives pour sauver leurs systèmes économiques et financiers (aides aux pays périphériques, aux banques mais aussi à l’industrie, par exemple automobile ou sidérurgique), les populations n’ont pu exprimer un quelconque mécontentement du fait de l’absence de partis politiques représentant ce mécontentement, la situation semble s’être considérablement modifiée dans ce sens ces dernières années.
Et les pessimistes voient dans cette évolution du paysage politique un risque majeur pour les marchés et pour la stabilité économique et financière mondiale. Nous citerons ici quelques exemples d’échéances politiques qui pourraient, selon les pessimistes, faire basculer les marchés dans un stress majeur : les élections américaines, suivies invariablement de la validation des budgets, le référendum italien qui pourrait notamment, en cas de victoire du ‘non’, entraîner une réflexion sur la pérennité de la présence italienne dans l’Eurozone tout comme bloquer la réforme urgente et nécessaire du paysage bancaire de la péninsule, les négociations sur le Brexit, les élections allemandes qui pourraient voir la montée d’un euroscepticisme fort dans la locomotive de l’Europe, les élections françaises dont certains craignent qu’elles soient le point de bascule d’une perte de confiance des marchés vis-à-vis du passager clandestin de l’Allemagne.
Si nous n’avons pas ici à juger de la pertinence de telle ou telle idée politique, il demeure important de noter que la présence de ces courants additionnée à un mécontentement croissant des populations ainsi qu’à une meilleure information (en serait-ce d’ailleurs le corollaire ? ) réduit significativement la latitude des gouvernements pour parer à de nouvelles crises ou mettre en place des politiques de transformation quelles qu’elles soient.
Qu’on soit de l’avis des optimistes ou des pessimistes, cet avis reste une opinion et ne doit pas prendre le pas sur l’observation de la réalité:
-Les entreprises ont des bilans relativement sains et investissent peu et offrent des spreads en ligne avec les niveaux moyens hors crises
-Les taux souverains n’offrent aucune rémunération, leur endettement est considérable
-Les échéances politiques sont majeures et aux résultats totalement incertains, le précédent du référendum sur le Brexit étant un exemple parlant
-Les dépôts sont taxés par la BCE à 0,4% tandis qu’un corporate A offre cette rémunération à 5 ans
-La BCE acquiert tous les jours des obligations pour son programme de sauvetage de la Zone Euro qui durera encore au moins 6 mois
-Les résultats de cette politique ne sont pour le moment pas visibles dans l’économie
-Les banques systémiques offrent une prime par rapport aux corporates
-Le marché fonctionne actuellement par périodes de ruée, optimistes ou pessimistes, capables de créer des distorsions majeures et sur la durée (cf fin 2015/début 2016)
Pour s’adapter à cette réalité qui offre malgré tout assez peu de certitudes positives, nous considérons qu’il est opportun pour un investisseur :
-De conserver un montant conséquent de trésorerie au vu des échéances à venir
-De placer sa trésorerie sur des supports peu risqués mais au-delà de la « taxe BCE »
-De se positionner sur le marché obligataire corporate qui offre un prime significative au regard des niveaux de taux et soutenu par la Banque Centrale, organisme financier le plus puissant qui existe
-De se positionner sur les banques systémiques (senior et Tier 2) du fait de leur prime (en cas de crise systémique, les corporates ne seront pas exempts)
-De se prémunir de la totalité du risque souverain, en particulier européen
-D’éviter de se positionner sur des maturités trop longues, sur des corporates à taux négatif, sur des corporates cycliques (les obligations ne profitant pas de la hausse de valorisation en cas de cycle expansionniste mais pouvant en souffrir dans les cycles inverses)
Concernant les placements de trésorerie, nous mentionnerons ici notre fonds monétaire Octo Tréso Crédit, fonds monétaire AMF, etc….
 
Matthieu Bailly, Octo AM


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