FR - EN
Abonnez vous à notre hebdo
 
Les principaux risques de l’élection française
Tandis que la saison des résultats n’apporte que peu de surprises et que les rendements obligataires restent au plus serré, tirés par la réglementation, le quantitative easing et la prudence de la plupart des acteurs du marché (bien qu’on puisse s’interroger sur la prudence d’investir à 1.4% sur 10 ans, soit le taux moyen des BBB…), il conviendra de commencer à protéger son portefeuille des aléas électoraux qui pourraient survenir, en particulier en France.
Si les scrutins précédents ont habitué les gérants à une matérialisation du risque sans effet négatif pour les marchés (Brexit, Referendum italien, élection américaine), l’élection française pourrait être différente à deux niveaux :
1/ Contrairement au Brexit, qui concernait un pays au statut déjà particulier et isolé dans l’Europe, ou au referendum italien qui ne faisait finalement que valider la continuité institutionnelle du pays, l’élection française, en fonction du résultat, pourrait acter le début d’une déconstruction de l’Europe et de la Zone Euro, ce qui ne peut pas être sans conséquence pour des portefeuilles libellés en Euro
2/ Si le protectionnisme de Trump peut inquiéter, il repose malgré tout sur l’économie la plus puissante du monde, dont l’hégémonie permet bon nombre d’approximations sans que cela influe négativement sur le dollar ou le taux d’emprunt.
Ainsi les élections françaises sont-elles largement différentes des scrutins précédent en cela que 1/ la France est un des piliers de la construction européenne et son basculement vers l’euroscepticisme viendrait probablement remettre en cause l’ensemble de la zone, 2/ la France n’a pas la position des Etats-Unis et sa perte de compétitivité et de reconnaissance internationale additionnée au poids de sa dette pourraient faire de cette élection le déclencheur d’une période de forte volatilité voire d’une perte de confiance significative et durable des investisseurs.
Les deux risques majeurs pour la France, d’un point de vue financier, sont d’une part l’euroscepticisme et d’autre part le mépris de règles de gestion saines du budget de l’Etat, les deux allant souvent de pair dans les programmes de certains partis.
On peut donc en déduire les effets possibles suivants qu’on pourra décider de protéger pour cette fin avril, en fonction de ses anticipations et appétence au risque :
- Affaiblissement significatif de l’Euro
- Ecartement du spread souverain français, et éventuellement par contagion des périphériques
- Ecartement des signatures bancaires
- Sous performance des émetteurs domestiques cycliques
- Meilleure résistance des exportateurs peu endettés et dans des secteurs défensifs
 
Il pourra donc être opportun d’acquérir ou de conserver une poche d’investissements en dollars, de limiter les obligations d’Etat Français au strict minimum ou de les couvrir, de céder ses positions bancaires, en particulier les subordonnées, de limiter les émetteurs high yield de secteurs cycliques, les plus vulnérables en cas de durcissement des conditions de crédit, et de privilégier les émetteurs défensifs et exportateurs.
 
Il est à noter qu’un scrutin favorisant un parti favorable à l’Europe et à une réduction de la dette n’entraînerait clairement pas un scenario aussi positif que le précédent pourrait être négatif, et ceci pour deux raisons :
1/ Sur le marché du crédit, les niveaux de taux et de spreads sont déjà extrêmement bas, alimentés par la politique monétaire et les contraintes réglementaires des investisseurs, et ne reflètent pas du tout le risque et la qualité de crédit des émetteurs. L’effet marginal des nouvelles positives est donc largement amoindri voire nul tandis que les nouvelles négatives peuvent avoir des conséquences massives et rapides.
2/ Les précédents sont nombreux et les marchés attendraient probablement de voir les premières mesures, voire les premiers effets de la politique menée, pour modifier leur analyse de la dette souveraine française. Quant à la pérennité de l’Europe et de l’Euro, il faut se rendre compte que le retrait d’un pays l’annihile d’un trait mais la confirmation de sa présence ne la rend pas pour autant plus certaine, plus efficace ou plus facile, la soumettant simplement à la continuité et aux scrutins à venir des autres membres…
Il est cependant probable qu’un scrutin « europhile » et favorable à une gestion du problème de la dette  entraîne un léger resserrement des spreads souverains, une appréciation de l’Euro face au dollar et un court rallye avant les élections législatives qui suivront quelques semaines plus tard.
Matthieu Bailly, Octo Asset Management


INFORMATIONS RÉGLEMENTAIRES


Avant d’accéder à ces pages, merci de bien vouloir prendre connaissance des informations réglementaires suivantes.

Cette page internet du site est destinée aux résidents français. Les personnes soumises à des restrictions interdisant l'accès aux produits ou services présentés, tels que les ressortissants des Etats-Unis ne sont pas autorisées à y accéder. Il appartient à l’investisseur de s’assurer qu’il est juridiquement autorisé à se connecter à ces pages et à utiliser et consulter les informations et services présentés sur le site au regard des lois en vigueur dans son pays.

Ce site Internet a été réalisé dans un but d’information uniquement et ne constitue ni une offre, ni une recommandation personnalisée, ni une sollicitation en vue de la souscription des produits ou services présentés. L’investisseur est seul juge du caractère approprié des opérations qu’il pourra être amené à conclure. OCTO Asset Management ne saurait être tenu pour responsable d’une décision d’investissement ou de désinvestissement prise sur la base des informations contenues sur ce site. Les informations, services et produits présentés sont susceptibles de modification sans avis préalable.

La souscription dans des parts ou actions d’OPCVM peut présenter des risques. La valeur liquidative des OPCVM peut varier à la hausse comme à la baisse selon les fluctuations des marchés et l’investisseur peut ne pas récupérer le capital investi. Aussi, avant toute transaction, l’investisseur doit :

- prendre connaissance du document d'informations clés pour l'investisseur et du prospectus de chaque OPCVM, et comprendre la nature des supports choisis, leurs caractéristiques et leurs risques

- s’assurer que les supports choisis correspondent à sa situation financière, à ses objectifs d’investissement et aux risques qu’il est prêt à accepter.

Il est rappelé que les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Les performances passées ne doivent donc pas être l’élément central de la décision d’investissement du souscripteur : les autres éléments figurant sur les fiches reporting associées à chaque OPCVM doivent être pris en considération. Le document d'informations clés pour l'investisseur et le prospectus des OPCVM présentés est disponible auprès d’OCTO Asset Management sur simple demande ou sur ce site Internet.

Enfin, le traitement fiscal lié à l’investissement en parts ou actions d’OPCVM dépend de la situation de chaque investisseur. Il est donc recommandé de consulter son conseiller fiscal.