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Hebdo Crédit du 9 décembre 2013

A l’entame du dernier mois de l’année, les marchés n’ont plus qu’une cible en tête : le tapering américain. A mesure que l’échéance s’approche, chaque discours de la FED, chaque chiffre du chômage ou de l’inflation devient de plus en plus comme un couperet : tombera-t-il aujourd’hui ? Ainsi cette semaine la publication du Livre Beige de la FED jeudi puis la variation des emplois non agricoles et le taux de chômage américains ont été les principaux drivers ; la crainte étant que des chiffres trop bons viennent accélérer le calendrier et que la FED entame dès la fin 2013 son ralentissement d’injection de liquidités.

Au final, les chiffres ont été plutôt bons : variation de l’emploi et confiance des consommateurs bien meilleurs qu’attendus, chômage à 7% (soit l’objectif donné par la FED). Mais la communication de la Banque Centrale Américaine jeudi a encore offert un répit à Wall Street, en évoquant la même croissance «  modeste à modérée » que les mois précédents. Le tapering ne sera pas pour aujourd’hui et les indices peuvent reprendre leur hausse...

Nous noterons cependant l’effet bénéfique de cette mise en condition de la FED depuis des mois qui pourrait parvenir, par un discours modifié chaque fois de manière infinitésimale, à préparer les marchés à une transition réussie entre « injection de liquidités » et « économie réelle »... Nous verrons cela en mars au plus tard mais il semble que le tapering devienne de plus en plus accepté, du moins aux USA, et que la croissance y semble suffisamment pérenne pour que les opérateurs américains ne paniquent pas, comme ce fut le cas en mai dernier, à l’annonce d’un ralentissement du QE. Quoi qu’il en soit, nous noterons que même en ralentissant fortement le QE, la FED restera probablement plus « accommodante » que la BCE, dont la marge de manœuvre est beaucoup plus limitée et beaucoup moins inflationniste à terme.

 

Chez les souverains européens, nous noterons deux points importants qui reflètent un retour progressif à l’indépendance des pays périphériques sous perfusion :

  • En Grèce, les négociations avec la Troïka, qui étaient jusqu’à présent à sens unique (la Troïka imposait, la Grèce exécutait), deviennent plus tendues : d’un côté les instances européennes restent inflexibles sur les chiffres et menacent de bloquer leurs aides, de l’autre le parlement grec estime aujourd’hui que le travail est réalisé, que la situation s’améliore et qu’on ne peut plus demander d’efforts supplémentaires à un peuple exsangue... Ainsi la Troïka a-t-elle dû utiliser l’arme du chantage, en suspendant son virement de 1Md€ de quelques semaines pour obtenir plus de rigueur...
  • Au Portugal, le gouvernement se prépare à l’autofinancement, le programme d’aide européen de 78 milliards d’euros accordé en 2011 prenant fin en juin 2014 ; ainsi un premier échange d’obligations vient d’être réalisé pour un montant de 6 milliards, permettant au gouvernement de réduire les remboursements 2014-2015 de 26 à 20 milliards et de rassurer ainsi les investisseurs par un processus graduel de retour au marché.

 

Côté crédit, l’opération de la semaine concernait l’aciériste ThyssenKrupp qui est parvenu à céder son usine américaine au consortium Arcelor/Nippon Steel. Combinée à une augmentation de capital d’environ 1 milliard d’euros (soit 10% du capital actuel), cette opération, initiée en septembre 2012, permet à Thyssen d’améliorer sa liquidité tout en éliminant un foyer de pertes significatif. De plus le plan de restructuration  « Impact 2015 » devrait apporter des économies substantielles et améliorer à terme le profil crédit de Thyssen.

 

Nous noterons également l’upgrade de l’opérateur télécoms Wind chez S&P de B+ à BB- : le soutien de sa maison-mère Vimpelcom (Ba3/BB) semble être le principal argument de l’agence qui estime que Wind est un élément important de la stratégie du groupe

 

Enfin nous signalerons l’offre de rachat de Veolia sur ses souches 2014-16-17-18-20-22 pour un montant global d’environ 350M€

 



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