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Hebdo Crédit du 6 octobre 2014

Si la BCE a tenté quelques annonces ce jeudi, celles-ci n’étaient clairement pas de nature à modifier le sentiment de défiance actuel du marché, perdurant depuis la rentrée : baisse des actions (CAC -2.6%), baisse du taux sans risque (le 10 ans allemand passant de 0.97% à 0.90%), baisse des indices haut rendement (-0.15% sur la semaine pour l’Iboxx  € High Yield).

Sur le haut rendement justement, nous noterons l’écart croissant entre les signatures en fonction de critères, qui n’avaient plus grande importance il y a quelques mois, alors que l’appétit pour le rendement était la seule « contrainte » des investisseurs, et reprennent leur place aujourd’hui : cyclicité (évidemment les cycliques européennes accusent le plus), séniorité, montage, zone géographique… Autant dire que les obligations de valeurs cycliques françaises dont les LBO ont été montés fin 2013/début 2014 subissent actuellement de plein fouet le mouvement de vente des investisseurs.

Parmi les LBO justement, nous noterons lundi le call partiel de l’obligation Picard 9% 2018, pour un montant de 115M€. Plus ou moins attendue par le marché, cette opération traduit la solidité opérationnelle de l’entreprise, qui compense un endettement très élevé induit par 3 LBO successifs ; sa rentabilité et ses cash-flows libres sont importants et stables et nous noterons qu’à peine 2 ans après le scandale de la viande de cheval, Picard est redevenue la marque préférée des Français, devant Amazon et Yves Rocher.

Mardi, nous signalerons l’avertissement de Nexans qui prévoit au mieux une stabilité de son CA et de son résultat pour 2014, alors qu’était prévue une croissance significative en début d’année. Bien qu’un programme de restructuration et de cessions soit évoqué, le spread s’est écarté de 50bps sur la semaine (de 280bps à 330bps) passant le taux de l’obligation 2018 à 3.60%, le climat général jouant également un rôle de catalyseur dans ce mouvement d’écartement.

Mercredi, Abengoa finalisait le refinancement de son crédit syndiqué grâce à un emprunt de 1.47Md € à maturité 2019. Permettant d’assurer le remboursement des souches 2015 et 2016 (une offre de rachat anticipé pourrait être une possibilité), de rallonger le profil de dette tout en réduisant les charges financières de plus de 100bps, cette opération est très positive pour les obligations existantes dont on peut espérer un resserrement significatif dans les semaines à venir.

Jeudi, la BCE détaillait ses plans de rachats de titrisation et d’obligations annoncés début septembre, l’annonce principale résidant dans le fait qu’elle achètera des actifs y compris dans les pays « non investment grade »… On s’en serait douté, les pays nécessitant une aide pour relancer leur économie n’étant pas l’Allemagne ou le Luxembourg… Peu de surprise donc sinon un manque de clarté et de précision dans le discours qui montre bien le côté expérimental d’une telle opération pour les Européens et a immédiatement inquiété les opérateurs : l’Espagne et l’Italie se sont écartées de 10bps par rapport à l’Allemagne jeudi après-midi.

Nous noterons enfin la reprise des tractations dans les telecoms : tandis qu’Iliad annonce préparer une offre pour le rachat d’une part plus importante de T-Mobile, Altice serait intéressé par un rachat des actifs portugais de Portugal Telecom. Signalons d’ailleurs au sujet d’Altice que le directeur financier a déjà annoncé pouvoir émettre de nouvelles obligations dans les 12/18 mois pour financer des acquisitions : après les 12Mds émis par le groupe en 2014 pour le rachat de SFR, on se rend compte que le management d’Altice n’a rien perdu de son appétit… bien que le secteur soit une manne de cash-flows récurrents, attention tout de même à l’indigestion.

 


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