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Hebdo Crédit du 28 avril 2014

Nouvelle semaine de baisse des taux et des spreads qui se traduit une nouvelle fois par une hausse marquée des indices : +0.18% pour l’Indice Iboxx € Gouvernement (soir +8.71% en annualisé), + 0.25% pour l’Iboxx € Corporate (soit +11.83% en annualisé) ; alors que le premier trimestre se termine, le rythme d’une performance à deux chiffres des indices obligataires se maintient…

Et pourtant… peu d’analystes ou gérants en début d’année prévoyaient un tel mouvement, affirmant même pour certains que la période « obligataire » entamée début 2012 venait de passer la main à celle des actions…

Alors quoi ? l’autoréalisation dont on parle tant sur les marchés financiers ne s’appliquerait elle plus aux obligations ? ou plus à l’ensemble des actifs depuis le 1er janvier 2014 ?

Ou peut-être que finalement, les tendances économiques et politiques, lorsqu’elles sont fortes et durables, finissent toujours par prendre le dessus sur la finance…

Côté finance, une raison simple à la remontée des taux et des spreads : ils n’offrent plus une rémunération suffisante aux chers (dans tous les sens du terme) retraités et rentiers des pays occidentaux… est-ce vraiment une raison productive et suffisante ?

Côté économie en revanche, on notera que depuis bien longtemps maintenant, les investissements productifs nécessitant du capital (oublions donc ici l’économie de services web, qui ne nécessite que peu de capital et ne jouera donc pas sur les taux) sont terminés en Europe avec la disparition progressive mais rapide de l’industrie. A l’opposé, les seuls acteurs ayant besoin d’une manne de capitaux considérable et régulière sont nos Etats… c'est-à-dire ceux qui créent les lois, dirigent plus ou moins l’économie, et influent la politique monétaire et donc les taux d’intérêt … Peu d’intérêt pour ces derniers à voir les taux remonter de sitôt, au risque de provoquer la banqueroute chez la majorité des membres de l’Euro, France comprise. Ainsi, après un premier avertissement des marchés en 2011, qui ne sont finalement parvenus qu’à restructurer les 2-3 pires pays de la zone au prix d’une crise financière majeure (Grèce, Portugal, éventuellement Espagne), la tendance lourde de baisse des taux entamée dans les années 90 a repris.

Deux scenarios sont donc envisageables aujourd’hui : 1/ un deuxième coup de semonce des marchés financiers, qui, effrayés de la tournure que prend une Europe surendettée et qui ne parvient pas à se restructurer en profondeur, ne verront qu’une seconde crise financière comme issue. Sirtaki pour toute l’Europe !

2/ un scenario long de taux zéro afin de préserver la réputation de nos « chers » Etats et de faire payer pendant plusieurs dizaines d’années à la population , trop d’années de gabegies et d’absence de prise de conscience. L’europe des Sumos pendant 20 ans !

Un scenario intermédiaire semble donc difficilement envisageable, entre crise violente et morosité à durée indéterminée… Seule une révolution industrielle pourrait apporter l’oxygène suffisant, mais cette fois, l’Europe semble en retard pour l’initier…

Cette semaine chez les corporates, nous noterons les résultats de Soitec dont la perte se creuse sur l’exercice… Si la trésorerie a bénéficié de la cession d’une ferme solaire en Afrique du Sud et offre une visibilité au-delà de 2014, l’avenir reste sombre et de nouvelles opérations de renflouement de la société sont à prévoir.

Un mot sur Numéricable dont l’émission de 8Mds d’Euros offrait une prime intéressante aux investisseurs mais a surtout permis à Monsieur Drahi de financer son acquisition dans d’excellentes conditions avec un taux d’endettement moyen du groupe de 5.5%. A noter que cette émission représentera presque 10% du total des émissions high yield de l’année, et sera fortement représentée dans tous les fonds et indices haut rendement : attention donc à sa volatilité en cas de retournement de marché.

Enfin nous suivrons dans les jours à venir le dossier Alstom, bien que, malgré une note moyenne (dégradée la semaine dernière par S&P, quel timing !), nous n’ayons jamais vraiment eu de doute quant au crédit de l’émetteur, détenteur de technologies de premier plan qui en font une entreprise stratégique pour la France.


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