FR - EN
Abonnez vous à notre hebdo
 
Hebdo Crédit du 27 janvier 2014
Une semaine qui vient encore amplifier la tendance du début d’année…
Bien que personne n’éprouve grand enthousiasme à l’idée d’acheter des
obligations allemandes à 10 ans à 1.65% de rendement, celles-ci
continuent leur progression, avec une performance depuis le 1er janvier
de +2.54%.
Les corporates suivent mais nous noterons que la fin du resserrement
semble proche. Les obligations bien notées évoluent maintenant
quasiment uniquement par l’effet taux tandis que l’on peut observer déjà
quelques soubresauts sur les obligations crossover ou high yield.
Concernant ces émetteurs, le marché semble très attentiste tant la
rémunération devient faible et le risque de moins-value important,
comme en témoigne l’indice crossover qui, en deux jours, est passé de
280 à 311. Une poursuite de la « consolidation » sur les actions pourrait
bien faire revenir l’indice autour des 400bps, ce qui vu d’ici, peut sembler
haut mais ne représente que le niveau moyen de 2013.
Sur les périphériques, quasiment rien ne semble plus inquiéter les
marchés et la convergence continue presque en ligne droite malgré un
léger écartement d’une dizaine de points entre jeudi et vendredi. Le taux
moyen 10 ans des périphériques (hors Grèce) se situe aujourd’hui à
4.06% de rendement soit Bund + 240 et France +170. Une question se
pose alors : peut-on finalement considérer que les multiples plans et
mécanismes mis en place par l’Europe ont définitivement fonctionné et
que l’on puisse considérer que les obligations européennes deviennent
toutes équivalentes ? C’est ce qui semble se matérialiser assez
rapidement dans les taux et créer de fait, les Euro-bonds.
Restons cependant très prudents car si les taux bas aident
considérablement les pays, leurs comptes et situations économiques ne
sont pour autant pas définitivement rétablis et un spread Allemagne/
périphérique doit subsister. Reste à savoir si l’on veut gagner les
quelques points de base restants (alors que l’on vient d’un spread
moyen périphériques/Bund d’environ 650 bps en août 2012) au risque de
regains probables et importants de volatilité.
Chez les corporates, les bonnes nouvelles dont auraient besoin les
marchés actions tardent à se présenter et ce sont encore les banques
centrales, dont la FED cette semaine, qui risquent encore de piloter la
tendance.
Les publications se révèlent en effet bien décevantes et ont du mal à
justifier l’optimisme dont faisaient preuve une bonne partie des analystes
en début d’année. Nous noterons cette semaine la baisse de 19% de
ses commandes d’avions pour Bombardier (qui devrait supprimer 1700
postes), la baisse du CA de 9.4% sur les 9 premiers mois chez Remy
Cointreau, la chute de 12% des prises de commandes chez Alstom
assortie d’une révision à la baisse de ses objectifs de marge et de cashflows
en 2014 (ce qui pourrait entraîner une dégradation de l’émetteur
par les agences de notation), l’effondrement du CA de Soitec de 45% sur
un an au T3 2013/14 dégradant fortement la situation de cash (rétablie
en 2013 par une augmentation de capital puis une émission d’OC), le
profit warning de ABB, le recul de 21% au T4 2013 du CA de Nokia, déjà
dans une situation bien délicate…
En bref, si les Banques Centrales n’interviennent plus pour soutenir les
marchés financiers, l’économie réelle les rattrapera bien vite, et c’est
peut être plus sain, finalement…


INFORMATIONS RÉGLEMENTAIRES


Avant d’accéder à ces pages, merci de bien vouloir prendre connaissance des informations réglementaires suivantes.

Cette page internet du site est destinée aux résidents français. Les personnes soumises à des restrictions interdisant l'accès aux produits ou services présentés, tels que les ressortissants des Etats-Unis ne sont pas autorisées à y accéder. Il appartient à l’investisseur de s’assurer qu’il est juridiquement autorisé à se connecter à ces pages et à utiliser et consulter les informations et services présentés sur le site au regard des lois en vigueur dans son pays.

Ce site Internet a été réalisé dans un but d’information uniquement et ne constitue ni une offre, ni une recommandation personnalisée, ni une sollicitation en vue de la souscription des produits ou services présentés. L’investisseur est seul juge du caractère approprié des opérations qu’il pourra être amené à conclure. OCTO Asset Management ne saurait être tenu pour responsable d’une décision d’investissement ou de désinvestissement prise sur la base des informations contenues sur ce site. Les informations, services et produits présentés sont susceptibles de modification sans avis préalable.

La souscription dans des parts ou actions d’OPCVM peut présenter des risques. La valeur liquidative des OPCVM peut varier à la hausse comme à la baisse selon les fluctuations des marchés et l’investisseur peut ne pas récupérer le capital investi. Aussi, avant toute transaction, l’investisseur doit :

- prendre connaissance du document d'informations clés pour l'investisseur et du prospectus de chaque OPCVM, et comprendre la nature des supports choisis, leurs caractéristiques et leurs risques

- s’assurer que les supports choisis correspondent à sa situation financière, à ses objectifs d’investissement et aux risques qu’il est prêt à accepter.

Il est rappelé que les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Les performances passées ne doivent donc pas être l’élément central de la décision d’investissement du souscripteur : les autres éléments figurant sur les fiches reporting associées à chaque OPCVM doivent être pris en considération. Le document d'informations clés pour l'investisseur et le prospectus des OPCVM présentés est disponible auprès d’OCTO Asset Management sur simple demande ou sur ce site Internet.

Enfin, le traitement fiscal lié à l’investissement en parts ou actions d’OPCVM dépend de la situation de chaque investisseur. Il est donc recommandé de consulter son conseiller fiscal.