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Hebdo Crédit du 23 juin 2014

Après la BCE, c’était au tour de la FED cette semaine de donner son plan d’action pour les mois à venir avec :

-         Rythme de réduction des rachats d’actifs

-         Principes de sortie du QE

-         Scenario macro et monétaire

Peu de surprise au final sinon que Madame Yellen, contrairement à ce qu’on pouvait entrevoir auparavant (notamment lorsqu’elle affirmait que les marchés n’anticipaient pas assez la remontée à venir des Fed
Funds), a promis un maintien de taux d’intérêts bas pour encore plusieurs mois tout en annonçant de meilleures perspectives concernant l’emploi et l’inflation que prévu.

 

Au final, il est peu probable que les taux courts américains remontent avant 2015, le rythme de réduction d’achat des actifs est resté le même (10Mds de moins, soit 35Mds mensuels de rachats), et les investisseurs ont pu continuer sur leur lancée des semaines passées : recherche de plus de rendement en prenant plus de risque.

Les taux souverains s’écartent donc très légèrement tandis que les corporates ont plutôt tendance à se resserrer, surtout sur les catégories spéculatives. Les émissions à fort rendement, y compris d’entreprises peu connues, très endettées et dans des pays de plus en plus exotiques, se placent aujourd’hui mieux que les corporates « investment
grade » classiques dont les rendements si bas peinent parfois à convaincre.

 

Nous noterons lundi la fixation de la fourchette d’introduction en bourse de Coface, filiale de Natixis, pour environ 50% de son capital et un montant de 830M€ ; cette opération était prévue avant même l’émission de subordonnée réalisée en mars, et n’impactera donc pas ou peu l’obligation.

L’introduction en bourse d’Elior elle a permis à l’entreprise de restauration collective d’améliorer ses ratios de crédit, avec un ratio dette/Ebitda à 3.25x, et donc de voir sa note upgradée chez Moody’s de B2 à B1 (B2 pour l’obligation qui est subordonnée), et chez S&P de BB- à BB.

 

Jeudi nous signalerons la démission de plusieurs membres du Conseil d’administration de Banco Espirito Santo dont Ricardo Salgaso, DG de BES: l’augmentation de capital de 1Mds réalisée ces dernières semaines a en effet significativement réduit la part de la famille historique de la banque (passée de 54% à 46% du capital) et les nouveaux actionnaires ont logiquement souhaité adapter la gouvernance en fonction. Le processus devrait durer jusque fin juillet et pourra, au gré des annonces, entraîner quelques mouvements de volatilité sans gravité sur les obligations ; en effet, le plus gros – à savoir l’augmentation de capital – a été réalisé bien qu’il en faille
probablement de nouvelles dans le cadre d’une restructuration importante de la banque en cours, notamment une séparation probable de la banque commerciale et de la banque d’investissement, comme le signalait vendredi le CEO de BES Investimento.

 

Enfin concernant Alstom, l’affaire semble se décanter avec un démantèlement de toutes les activités une par une avec
tantôt des ventes à GE, tantôt des rachats par Alstom, tantôt des joint-ventures à 50/50 et une entrée au capital de l’Etat à hauteur de 20% qui devrait conforter le rating de l’industriel. Après les investissements dans les
joint-ventures, Alstom devrait donc recevoir 9Mds€ dont une bonne partie sera reversée aux actionnaires sous forme de dividende exceptionnel (ce qui constitue la plus grande incertitude), une partie servira au désendettement et
la dernière sera investie dans le ferroviaire (dont les 600M€ d’acquisition de l’activité signalisation de GE). Au final le rating ne devrait donc pas évoluer significativement à court terme.


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