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Hebdo Crédit du 23 décembre 2013

Si 2013 se termine sans avoir vraiment connu la grande « rotation des actifs » que beaucoup anticipaient fin 2012, cette année marque cependant une transition importante au niveau macro : après 5 ans d’une économie sous perfusion politique et monétaire, le point d’inflexion semble être atteint pour un retour progressif à l’économie
réelle ; certains sortant par le haut, d’autres par le bas…

Un changement de cycle pose toujours beaucoup de questions et celui-ci ne fera pas exception à la règle, bien au contraire ; en effet la crise quinquennale que nous venons de connaître a poussé bon nombre d’acteurs politiques et
économiques dans leurs retranchements et des efforts voire des paris considérables ont dû être réalisés :

  • · Création monétaire sans précédent dont on ne peut mesurer les conséquences
  • · Orientation massive de la monnaie vers les banques et les Etats
  • · Efforts sociaux des pays périphériques dithyrambiques pour améliorer leur situation budgétaire, au prix d’une population exsangue et au bord de la rupture
  • · Poursuite pour certains états d’un endettement intenable au profit d’une paix sociale toute relative et d’un espoir peu probable de reprise économique forte

Tant que les Banques Centrales maintenaient un flot de liquidités régulier, ces problèmes pouvaient être contenus par un appétit artificiel des marchés financiers.

Mais la FED, dont on a vu le « tapering » débuter doucement en ce mois de décembre, devrait marquer le retour aux fondamentaux et orienter, comme à l’accoutumée, une bonne partie du monde occidental dans son sillage.

Certes la BCE pourra peut-être continuer de maintenir ses taux courts bas mais la corrélation des taux longs US et européens, d’environ 75% depuis 20 ans, a peu de raison de ne pas jouer encore une fois à plein, les flux financiers étant 1/mondialisés, 2/de moins en moins européens.

En conséquence, nous aborderons 2014 avec une grande prudence et surveillerons de près :

  • · L’évolution des taux courts et de la pentification, considérant comme moins incertain que les taux longs devraient grimper.
  • · L’inflation (ou la déflation?), qui sera le driver de la politique monétaire européenne
  • · Les stress tests bancaires effectués par la BCE, annoncés comme durs, et qui permettront d’apurer le système au prix d’une volatilité probablement importante, de quelques restructurations et de spreads qui pourraient mieux refléter le nouveau risque des porteurs obligataires (jusqu’à présent plutôt
    épargnés par les régulateurs)
  • · Le taux de défaut des corporates, qui pourrait augmenter fortement tandis que les spreads et surtout les taux absolus de bon nombre d’entreprises sont bas

Les taux français, qui ne nous semblent pas du tout en adéquation avec la situation budgétaire et économique du pays.

  • · Les modifications de réglementation et/ou restructurations de dettes souveraines, qui sont désormais un processus acté par les institutions de résolution du surendettement souverain (cf. Chypre, Promissory notes en Irlande, Grèce)
  • · Et enfin, d’un point de vue plus technique, si la grande rotation des actifs n’a pas eu lieu en 2013, se produira-t-elle en 2014 ? A moins que ce terme étrange vendu par quelques grandes banques d’investissement n’ait pas vraiment de raison d’être dans un univers financier mondialisé et où, par
    construction, chaque actif a toujours un propriétaire...


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