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Hebdo Crédit du 22 septembre 2014

Une nouvelle semaine conduite par l’attente pesante d’évènements soi-disant susceptibles d’animer enfin un marché obligataire atone : d’un côté de l’Atlantique le discours de Madame Yellen mercredi et de l’autre le referendum écossais jeudi suivi de la dégradation potentielle de la France vendredi. Au final c’est un statu quo écrasant. La FED a seulement légèrement modifié ses prévisions sans changer pour autant d’un iota son discours identique depuis plusieurs mois (la fameuse durée « considérable »), l’Ecosse reste membre du Royaume-Uni, et la France voit sa note confirmée en grande partie grâce au phénomène bien connu d’auto-réalisation, un des facteurs principaux du maintien de la note étant en effet son coût de financement très bas… Les déficits ne s’améliorant pas, on peut ainsi considérer que l’élastique se tend et qu’à la moindre remontée des taux européens (ce qui, on en convient, pourrait ne pas se produire de manière significative avant plusieurs années…), c’est de plusieurs notes d’un coup que pourrait se voir dégrader la France.

Sur le marché du crédit nous noterons lundi la confirmation par Gauthier Louette, PDG de Spie, de l’introduction en bourse de l’entreprise de BTP pour l’automne, permettant ainsi de lever 550M€ par augmentation de capital. Dans cette perspective, les obligations Spie 11% 2019 ont déjà bénéficié de la clause « equity clawback » et seront remboursées entre mi-octobre et mi-novembre pour 35% à 111% et pour 65% au prix de « make-whole call » défini le jour-même (actuellement entre 113.8 et 114.8) . Attention donc au pricing de cette émission.

Au contraire, le management de CGG a confirmé mardi qu’aucune augmentation de capital ne se profilait pour l’entreprise de services pétroliers et qu’il se concentrait plutôt à réduire la dette nette, surtout à partir de 2016. D’ici là, les porteurs obligataires devront donc supporter des ratios de crédit assez tendus et une entreprise soumise aux aléas de marché qui pourraient survenir d’ici là…

Mercredi Telecom Italia démentait les rumeurs d’OPA sur Oi après que l’action de l’opérateur brésilien avait vu son action grimper de plus de 11% en début de semaine. Dans le cadre d’une poursuite de  l’opération, il est probable que les spreads de Telecom Italia se détériorent légèrement, privilégiant une fois de plus les investissements à un désendettement attendu depuis des années par les investisseurs obligataires ; à moins d’une acquisition par échange d’actions, ce dont on peut douter.

Jeudi, la BCE allouait la première tranche de son TLTRO (le précédent n’était donc pas ciblé, mais à l’envi…) à maturité 4 ans. Au final, les banques, ne trouvant probablement pas suffisamment de projets économiques de qualité à financer en Europe, ou n’ayant pas les ressources pour les débusquer, n’ont demandé que 83Mds (dont une bonne moitié pour les banques « périphériques ») au lieu des 100 Mds anticipés par le marché et des 150 anticipés par la BCE. Seules 255 banques sur 320 éligibles ont participé. Nous attendrons le lancement de la deuxième tranche en décembre pour tirer les conclusions de cette opération « d’envergure » mais la relance du crédit et du cercle vertueux de la croissance semble bien mal partie…

Enfin vendredi, comme nous le disions en préambule, Moody’s confirmait la note de la France, moins convaincue par les réformes structurelles en cours (et on les comprend …) que par l’abondance de liquidité du marché, offrant un financement gratuit à tous les Etats de la Zone Euro.

 

 


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