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Hebdo crédit du 22 juillet 2013

Une nouvelle semaine de forte corrélation de la majorité des actifs financiers : souverains « core » (Bund 10 ans +0.59%), souverains périphériques (renchérissement du Portugal notamment), corporates (resserrement du crossover de 35bps), matières premières (CRB +1.44%),actions (Eurostoxx50 +1.1%). Malheureusement on peut aisément imaginer que cette forte corrélation ne s’explique pas par des facteurs économiques concordant à renchérir tous les actifs, mais seulement par l’action des banques centrales. Les discours récent de Draghi puis de Bernanke réaffirmant, pour au moins un an, leur politique accommodante de rachats d’actifs ou d’injection de liquidités, tirent inévitablement tous les actifs vers le haut ; et l’arrêt de ces politiques, malgré sa signification positive pour l’économie, signifiera le retour de la volatilité, comme en témoigne la tentative de légère inflexion de Bernanke au mois de juin. Les bourses vont bien car l’économie va mal, et plus elle ira mal plus les liquidités viendront alimenter les marchés…

Le crédit suit lui aussi la tendance malgré des publications mitigées :

Du côté des déceptions nous noterons les publications de Coca-Cola (environnement économique difficile + mauvaises conditions climatiques), Ericsson (résultat inférieur aux attentes), Ziggo (résultats en deçà du consensus et révision des prévisions), Remy Cointreau (repli du C.A), Akzo Nobel (résultats inférieurs aux attentes, restructurations en cours), SAP (baisse des prévisions de croissance, notamment dans les émergents), Nokia (continue de consommer du cash), Carrefour (érosion des marges), qui subissent en majorité le ralentissement économique par des chiffres en dégradation et/ou des prévisions amoindries.

Seules quelques entreprises leaders parviennent à rester optimistes comme Novartis qui augmente ses prévisions 2013 (moindre impact des génériques), Accor ou Publicis.

Malgré ces chiffres qui annoncent clairement un avenir difficile pour les entreprises, le climat obligataire reste porteur, les taux extrêmement bas favorisant les nouvelles émissions et les émetteurs atypiques : nous avons ainsi remarqué cette semaine America Movil 10 ans à swap+135, Ferrovie dello Stato Italiane 7 ans à swap+268 (Italie +10-15 bps…), Gazprom 5 ans à swap+262, Deutsche Annington 3 et 6 ans à swaps+155 et 188, Schaeffler (holding de Continental) à swap+555.

Enfin du côté des nouvelles corporates, nous noterons l’interruption de la scission mobile/fixe de Telecom Italia qui ne semble pas avoir étudié les implications du projet d’un point de vue réglementaire : devant ces incertitudes et l’incapacité du management à désendetter l’entreprise, les obligations continuent de s’écarter et pourraient être reléguées en catégorie spéculative d’ici quelques mois.

Nous continuons enfin de suivre la réforme du système électrique espagnol évoquée la semaine dernière, dont les implications globales sur les acteurs du marché ont été estimées par l’Unesa (Syndicat regroupant Endesa, Iberdrola, Gas Natural, EDP, Eon Spain) à 1 milliard d’euros par an. Pour le moment, seul Red Electrica, qui ne fait pas partie dudit syndicat, a estimé son propre impact à 100M€, ce qui devrait être supportable compte tenu de ses ratios de crédit solides et de la réduction de son programme d’investissement.

 

 


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