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Hebdo Crédit du 2 mars 2015

Les marchés financiers vivent plus d’espoir que de réalité, c’est bien connu. Et il s’agissait cette semaine de la dernière semaine d’espoir avant d’entrer dans le vif du fameux « QE à l’européenne »… Encore une innovation, 2015 ne sera pas coupée en deux par la moitié et une fois n’est pas coutume, il convient de faire un petit résumé d’un début d’année exceptionnel sur les marchés obligataires, particulièrement sur les taux – bienheureux nos chers Etats surendettés !  :
 

 

31/12/14

28/02/15

Resserrement en points

Performance

Allemagne

0.53%

0.32%

21

2.4%

France

0.83%

0.60%

23

2.7%

Irlande

1.25%

0.86%

39

4.2%

Italie

1.89%

1.33%

56

5.1%

Espagne

1.61%

1.26%

35

3.2%

Portugal

2.69%

1.83%

86

10.8%


Soit pour un portefeuille équipondéré une performance de 4.7% et pour un portefeuille pondéré par l’importance de chaque Etat une performance de 3,2% en 2 mois… Certes il est depuis bientôt deux ans une erreur constante d’affirmer que les taux ont atteint un plancher et il vaut mieux suivre la tendance sans réfléchir que se poser la question du bien fondé de taux à 10 ans offrant une rémunération plus basse que les frais de gestion de la majorité des fonds ou des contrats d’assurance vie…
 

Le QE européen étant un pas dans l’inconnu, nous ne nous risquerons donc pas à affirmer quoi que ce soit d’absolu mais nous contenterons du relatif : compte tenu des performances réalisées, de la baisse fulgurante des taux souverains longs sur les deux premiers mois de l’année, de leur convergence vers zéro qui peut être considéré comme un plancher à moyen terme (!), de l’expérience du deuxième semestre 2014 qui avait bien montré une fois de plus que les marchés anticipent l’avenir mais ne vivent pas le présent, il conviendra de prendre une partie de ses profits pour :
 

1/ sécuriser une partie de ses profits et de son capital

2/ se positionner sur des classes d’actifs encore attractives, s’il en reste !!
 

Une question arrive alors inévitablement, mais quelles classes d’actifs ? (et nous pourrions multiplier les points d’interrogation…) Si nous sommes convaincus qu’après deux mois à +15%, les actions européennes ne vivront pas 10 mois de tranquillité haussière, nous nous concentrerons ici sur l’obligataire.

Exit donc une partie des souverains, voici trois alternatives principales, le reste consistant plus en des opportunités ponctuelles :
 

1/ le haut rendement : avec une performance de 2.5% depuis le début de l’année, le haut rendement a également connu une belle progression. Cependant il faut noter deux points : premièrement il avait connu un second semestre 2014 très mauvais et n’a fait ici que rattraper (et ce dans une moindre mesure que d’autres classes d’actifs), deuxièmement  le rendement des émetteurs haut rendement est largement supérieur à celui des souverains actuellement et donc une performance globale équivalente fait état d’un resserrement de taux et de spread bien moindre. Nous viserons là particulièrement les émetteurs « single B », qui n’ont pas bénéficié d’achats massifs comme les « BB » depuis plusieurs mois et offrent encore quelques opportunités.
 

2/ les financières : après des années de restructurations et d’amélioration de bilan, le tout assorti d’une supervision extrêmement serrée de la Banque Centrale, les banques européennes offrent aujourd’hui un rapport rendement/risque largement supérieur à celui des corporates et des souverains. S’il pouvait être opportun de céder ses subordonnées en début d’année, devant le programme d’émissions massif à venir (TLAC, MREL…), avoir de la trésorerie permettra de souscrire abondamment aux nouvelles émissions qui pourraient être un bon vecteur de performance.
 

3/ la trésorerie : avec un début d’année aussi direct, il est probable que des regains de volatilité surviennent, soit par des flux vendeurs (hedge funds revendant leurs prises de positions dans l’attente du QE par exemple…), soit par des évènements géopolitiques déjà sous-jacents (Grèce, Russie), soit par des événements connus mais temporairement mis « sous le tapis » par les financiers (bulle du crédit en Chine, remontée des taux US, terrorisme, écroulement d’un pays pétrolier…). Constituer une poche de trésorerie suffisamment tôt, malgré les appels du pied quotidiens des marchés, permettra probablement de faire la différence dans la seconde partie d’année qui commence dès aujourd’hui.

 


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