FR - EN
Abonnez vous à notre hebdo
 
Hebdo Crédit du 2 février 2015

Après l’annonce tonitruante de Monsieur Draghi le 19 janvier et un virement de bord majeur dans la politique monétaire de la ‘Vieille Europe’, l’euphorie fut de très courte durée et on a vu dès cette semaine les marchés actions chuter (CAC -0.8%), suivi par le haut rendement (Iboxx HY -0.25%), les spreads des périphériques se réécarter (de 5bps pour l’Italie ou l’Irlande à 25bps pour le Portugal), l’Euro remonter, la confiance s’étioler… 

 

Deux explications à ce regain de volatilité immédiat, l’une évènementielle, l’autre plus liée aux financiers eux-mêmes.
 

Première explication : la Grèce.
 

Si au départ l’élection du parti de gauche Syriza n’a pas affolé les marchés plus que de raison, c’est que le résultat était déjà plus ou moins anticipé et que les déclarations du futur président laissaient plutôt entrevoir un compromis, duquel nous restons, pour notre part, encore convaincus.

Certes la nomination de Yanis Varoufakis et surtout ses premières déclarations peuvent paraître inquiétantes… Mais tout le monde croyait-il donc qu’un compromis à l’échelle de nations centenaires, concernant une crise économique majeure et une bonne vingtaine d’intervenants eux-mêmes en position souvent délicate, pouvait se régler en une discussion de quelques minutes autour d’un café ? Ceci n’aurait pas été un compromis mais une préméditation !

Pour qu’il y ait compromis, il faut d’abord qu’il y ait mésentente, puis discussion, puis négociations ; nous en sommes au premier stade, celui durant lequel le nouveau gouvernement doit montrer (ou faire croire, cela dépend du point de vue) qu’il est décidé, solide, et avec les moyens nécessaires pour parvenir à ses fins ; la renonciation à l’aide finale de 7 milliards de la Troika est une démonstration plus au peuple grec qu’à l’Europe elle-même. Il faudra donc attendre plusieurs mois  pour que la situation grecque se stabilise définitivement et les plus téméraires pourront profiter de mouvements de volatilité importants pour investir sur les actifs grecs, notamment quelques corporates qui avaient déjà largement surmonté la crise de 2012, nous pensons par exemple à OTE.

Concernant les obligations souveraines grecques nous restons prudents car un compromis à l’échelle des Etats peut facilement avoir quelques dommages collatéraux, non significatifs à l’échelle globale des grandes masses économiques mais très significatifs à l’échelle d’un portefeuille d’investissement !

Nous noterons d’ailleurs pour l’avenir la phrase de Monsieur Pigasse, bien placé pour connaître le dossier puisqu’il était lui-même conseil de la Grèce en 2012 en tant que patron de la banque Lazard, phrase bien plus inquiétante que les déclarations du ministre des finances grec : « La Grèce est devenue le laboratoire de ce que peut être l'Europe demain » (Les Echos, 30 janvier). Créanciers d’Etats souverains européens, tremblez !!! ou plutôt soyez prêt à vendre…

 

Deuxième explication : les nouveaux comportements des banques centrales.
 

Alors que les banques centrales avaient l’habitude, par le passé, de surprendre les marchés financiers pour accentuer le stimulus de leurs décisions, la BCE ou la FED (pas la BNS, on l’a vu la semaine passée !) préfèrent prévenir afin de limiter la volatilité dans une période déjà tourmentée. Ainsi depuis début 2014, la BCE annonçait qu’elle était capable de TOUT mettre en œuvre pour sauver l’Europe. Puis en juin, elle a renouvelé ses vœux, en insistant un peu plus… jusqu’à lasser et devoir annoncer clairement ce mois de janvier ce que les marchés financiers savaient déjà pour l’avoir vu précédemment aux USA ou au Japon : le TOUT d’une banque centrale s’écrit en deux lettres, QE. Ainsi cela faisait déjà plusieurs mois qu’au fil de l’eau les opérateurs financiers augmentaient jour après jours la probabilité d’un QE dans leurs modèles et allocations. Jour après jour ils acquéraient quelques obligations corporates et financières, beaucoup plus d’obligations souveraines ou covered bonds dans cette perspective, resserrant leurs spreads tout au long de l’année 2014 ; pour finir en apothéose entre décembre et janvier et avec une probabilité de 90% de QE souverain, voir tous les fonds opportunistes et autres hedges funds se positionner encore plus massivement et gagner les quelques points restants. Mais avec un taux d’Etat allemand à 0.3% et un taux moyen européen à 0.8%, la majeure partie du chemin est déjà faite et seuls les plus attentionnés et les plus réactifs pourront encore tirer parti des prochains mouvements, massifs, violents, très rapides et offrant ou avalant en quelques jours, voire en quelques heures les performances de plusieurs mois… Avec des taux si bas, un écartement de quelques points de base peut être fatal pour la performance d’une année entière.

 


INFORMATIONS RÉGLEMENTAIRES


Avant d’accéder à ces pages, merci de bien vouloir prendre connaissance des informations réglementaires suivantes.

Cette page internet du site est destinée aux résidents français. Les personnes soumises à des restrictions interdisant l'accès aux produits ou services présentés, tels que les ressortissants des Etats-Unis ne sont pas autorisées à y accéder. Il appartient à l’investisseur de s’assurer qu’il est juridiquement autorisé à se connecter à ces pages et à utiliser et consulter les informations et services présentés sur le site au regard des lois en vigueur dans son pays.

Ce site Internet a été réalisé dans un but d’information uniquement et ne constitue ni une offre, ni une recommandation personnalisée, ni une sollicitation en vue de la souscription des produits ou services présentés. L’investisseur est seul juge du caractère approprié des opérations qu’il pourra être amené à conclure. OCTO Asset Management ne saurait être tenu pour responsable d’une décision d’investissement ou de désinvestissement prise sur la base des informations contenues sur ce site. Les informations, services et produits présentés sont susceptibles de modification sans avis préalable.

La souscription dans des parts ou actions d’OPCVM peut présenter des risques. La valeur liquidative des OPCVM peut varier à la hausse comme à la baisse selon les fluctuations des marchés et l’investisseur peut ne pas récupérer le capital investi. Aussi, avant toute transaction, l’investisseur doit :

- prendre connaissance du document d'informations clés pour l'investisseur et du prospectus de chaque OPCVM, et comprendre la nature des supports choisis, leurs caractéristiques et leurs risques

- s’assurer que les supports choisis correspondent à sa situation financière, à ses objectifs d’investissement et aux risques qu’il est prêt à accepter.

Il est rappelé que les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Les performances passées ne doivent donc pas être l’élément central de la décision d’investissement du souscripteur : les autres éléments figurant sur les fiches reporting associées à chaque OPCVM doivent être pris en considération. Le document d'informations clés pour l'investisseur et le prospectus des OPCVM présentés est disponible auprès d’OCTO Asset Management sur simple demande ou sur ce site Internet.

Enfin, le traitement fiscal lié à l’investissement en parts ou actions d’OPCVM dépend de la situation de chaque investisseur. Il est donc recommandé de consulter son conseiller fiscal.