FR - EN
Abonnez vous à notre hebdo
 
Hebdo Crédit du 18 mai 2015

 

Pas de ponts de mai tranquilles pour les gérants, chaque nouvelle semaine apportant son lot de volatilité. Pas d’exception pour la semaine passée qui a vu une baisse significative des indices souverains et composites (eux-mêmes étant majoritairement liés aux souverains) : -0.68% pour l’Iboxx € Gouvernements, -0.56% pour l’Iboxx € Overall, -0.29 pour l’Iboxx  € corporates. Seule la catégorie « haut rendement » se détache du reste, sa composante taux étant d’autant plus faible actuellement que les spreads s’étaient significativement écartés au S2 2014 et avaient continué de peu performer au T1 2015. L’Iboxx € High Yield la semaine à +0.29%.

 

Comme nous le disons depuis l’annonce du QE, le haut rendement nous semble encore la catégorie à privilégier pour les semaines à venir :

-          composante taux (source actuelle de la volatilité) très faible

-          relative décorrélation des annonces liées aux QE et à la politique monétaire

-          couverture presque gratuite, le 5 ans (maturité moyenne du haut rendement) traitant encore à 0.08%

-          nombreuses signatures en dehors des indices et fonds benchmarkés qui permettent d’éviter en partie la contagion et le phénomène de flux.

 

Malgré une baisse significative donc des obligations souveraines et de haute qualité de crédit, nous observerons cependant que la semaine s’est déroulée en deux temps. Si le début de semaine était tout à fait dans la lignée des semaines précédentes, avec des flux vendeurs massifs sur le Bund comme sur les périphériques, le discours de Monsieur Draghi jeudi pourrait bien offrir un répit aux gérants obligataires… Oui il maintiendra bien son Quantitative Easing jusqu’à septembre 2016 au moins ! Non il n’a pas l’impatience des marchés financiers qui, à peine au bout de quelques semaines d’injections, voient déjà l’inflation et la croissance repartir (ce sont bien les seuls…) et sont impatients maintenant de pouvoir jouer un nouveau scenario de hausse des taux !

 

Il est vrai que depuis quelques semaines plusieurs facteurs se sont conjugués pour inquiéter les porteurs obligataires et créer une volatilité majeure sur un marché qui y était peu habitué :

 

1-      débouclement de positions importantes de fonds spéculatifs jouant un scenario attendu depuis mi 2014.

2-      conjugaison de différentes crises, Grèce en tête

3-      discours alarmistes de certains leaders d’opinion, Bill Gross notamment

 

Mais il faut malgré tout noter que le phénomène qui se produit depuis quelques semaines en Europe n’est pas exceptionnel et s’est également produit à chaque lancement de QE dans d’autres zones économiques, USA ou Japon notamment (cf illustration du Japon ci-dessous).

La seule différence en Europe est la différenciation des taux mais on a bien remarqué dans l’écartement récent que la séparation « périphériques / Core » est beaucoup moins significative qu’il y a quelques mois ; il n’est pas rare de voir le Portugal évoluer dans le même sens que le Bund et inversement à l’Italie. 

 

Comme au Japon et aux USA, cet écartement devrait donc n’être que temporaire et une nouvelle tendance de baisse des taux souverains devrait se mettre en place, au moins jusqu’à mi QE, c’est-à-dire sur le S2 2015. Quelques mois de répit donc avant de tirer les premières conclusions, quelques mois également pour céder les positions les plus encombrantes en terme de sensibilité aux taux souverains, car quel que soit le scenario, il y a peu à en espérer sur les maturités longues qu’elles proposent : 1/ le QE fonctionne et les taux finiront pas remonter bien au-delà de ce qu’on voit actuellement, 2/ il ne fonctionne pas et ce sont les spreads de crédit des pays européens qui s’écarteront un jour, car le QE est bel et bien la dernière carte de l’Europe…

 

Un point d’ailleurs important à noter au sujet de la potentielle réussite du QE est l’expérience américaine qui ne semble pas si convaincante que prévu : on notera qu’en dépit de la politique monétaire ultra accommodante menée depuis plus de six ans, aucun rebond de consommation ne se produit, aidée en plus par le coup de pouce de la baisse du pétrole au S2 2014… Les liquidités supplémentaires semblent au contraire se diriger vers l’épargne (passée de 4.6% à 5.5% au T1). Dennis Lockhart, responsable de la FED d’Atlanta s’interrogeait récemment : «  Que se passe – t-il avec le consommateur ? C’est une énigme ! » Enigme qu’il faudra résoudre assez vite au risque que les QE mondiaux ne provoquent que leurs effets secondaires : bulles, augmentation des risques financiers dans les portefeuilles, manque d’incitation aux réformes des pays européens, solvabilité des assureurs, …


INFORMATIONS RÉGLEMENTAIRES


Avant d’accéder à ces pages, merci de bien vouloir prendre connaissance des informations réglementaires suivantes.

Cette page internet du site est destinée aux résidents français. Les personnes soumises à des restrictions interdisant l'accès aux produits ou services présentés, tels que les ressortissants des Etats-Unis ne sont pas autorisées à y accéder. Il appartient à l’investisseur de s’assurer qu’il est juridiquement autorisé à se connecter à ces pages et à utiliser et consulter les informations et services présentés sur le site au regard des lois en vigueur dans son pays.

Ce site Internet a été réalisé dans un but d’information uniquement et ne constitue ni une offre, ni une recommandation personnalisée, ni une sollicitation en vue de la souscription des produits ou services présentés. L’investisseur est seul juge du caractère approprié des opérations qu’il pourra être amené à conclure. OCTO Asset Management ne saurait être tenu pour responsable d’une décision d’investissement ou de désinvestissement prise sur la base des informations contenues sur ce site. Les informations, services et produits présentés sont susceptibles de modification sans avis préalable.

La souscription dans des parts ou actions d’OPCVM peut présenter des risques. La valeur liquidative des OPCVM peut varier à la hausse comme à la baisse selon les fluctuations des marchés et l’investisseur peut ne pas récupérer le capital investi. Aussi, avant toute transaction, l’investisseur doit :

- prendre connaissance du document d'informations clés pour l'investisseur et du prospectus de chaque OPCVM, et comprendre la nature des supports choisis, leurs caractéristiques et leurs risques

- s’assurer que les supports choisis correspondent à sa situation financière, à ses objectifs d’investissement et aux risques qu’il est prêt à accepter.

Il est rappelé que les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Les performances passées ne doivent donc pas être l’élément central de la décision d’investissement du souscripteur : les autres éléments figurant sur les fiches reporting associées à chaque OPCVM doivent être pris en considération. Le document d'informations clés pour l'investisseur et le prospectus des OPCVM présentés est disponible auprès d’OCTO Asset Management sur simple demande ou sur ce site Internet.

Enfin, le traitement fiscal lié à l’investissement en parts ou actions d’OPCVM dépend de la situation de chaque investisseur. Il est donc recommandé de consulter son conseiller fiscal.