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Hebdo Crédit du 17 mars 2014

Tout semble décidément se conjuguer en ce début 2014 pour faire baisser les taux européens, chaque prétexte ou bonne raison permettant d’écarter d’un revers de main le spectre de la déflation… Suite au rallye à contre-courant du mois de janvier, une légère pause début février, la crise en Ukraine a largement pris le relais pour diriger les investisseurs vers le taux « sans risque » qui a encore perdu une dizaine de points de base sur la semaine pour s’établir à 1.54% sur le 10 ans.

S’il ne s’agit pas ici de faire de politique, nous nous contenterons de noter que, bien que les mouvements sur les taux ou les actions soient importants et erratiques, ils traduisent plus une inquiétude des opérateurs de subir quelques regains de volatilité (il vaut donc mieux être le premier à vendre pour se racheter dans quelques semaines) qu’une véritable probabilité de guerre en Ukraine, qui, au vu des parties engagées, serait une guerre mondiale… En cas de probabilité forte de guerre mondiale, les actions ne perdraient pas 3% sur une semaine et les taux européens ne perdraient pas 10 points de base…

Si les marchés ne « pricent » donc pas un envenimement de la crise ukrainienne, ils considèrent à peine un embargo économique d’ampleur sur la Russie ; certes les obligations gouvernementales russes ou des grandes entreprises (en général assez liées à l’Etat) se sont dépréciées et le mouvement semble important tant les obligations étaient chères et les coupons bas, mais leur taux d’emprunt reste tout à fait modéré : La Russie emprunte en dollars sur 10 ans à 5.6% (soit moins que l’Italie il y a 18 mois), Gapzrom emprunte à 6.3%, Sibneft à 6.5%. En effet, malgré tous les effets d’annonce des dirigeants européens, notons qu’un tiers des importations d’énergie fossile en Europe vient de Russie et nos dirigeants seraient bien à mal de les remplacer en quelques jours, au risque d’une pénurie massive ; les grandes entreprises internationalisées russes (matières premières et l’énergie dans l’indice Micex : environ 70% dont Gazprom + Lukoil à 30% ) seront donc probablement épargnées.

Le mouvement est bien sûr beaucoup plus violent sur le rouble et les entreprises locales et non exportatrices. Mais ces entreprises sont bien sûr peu présentes sur l’échiquier des négociations et, comme la population, ce sont elles et non les majors russes encore bien représentées dans les portefeuilles des gérants mondiaux, qui paieront une fois de plus la note globale de la politique de leurs dirigeants.

Sur le crédit, nous noterons cette semaine l’abandon d’Imerys, qui a laissé son concurrent Mineral Technologies emporter Amcol. Le prix devenait relativement haut et les synergies plus difficiles à réaliser, ce qui aurait pu avoir un impact à court terme négatif sur le crédit ; cette nouvelle est plutôt rassurante à long terme pour les obligataires qui peuvent faire confiance au management pour respecter une stratégie stricte.

Acquisitions toujours avec Ono qui semblerait s’approcher d’un accord avec Vodafone, abandonnant alors le projet d’introduction. En France nous suivrons encore cette semaine le feuilleton Numéricable/SFR, le premier devant maintenant assurer la finalisation du financement de l’opération : le projet prévoit en effet 13.5Mds de dette, montant colossal pour l’opérateur déjà fortement endetté et qui faisait jusqu’à présent un chiffre d’affaires annuel d’environ 1.3Mds€ et un bénéfice net de 65M€…

Enfin nous noterons l’accord du gouvernement Sud-africain sur le plan de refinancement du projet de centrale photovoltaïque de Soitec : cette décision attendue depuis plusieurs mois permettra d’une part à l’industriel français de programmer une mise en route du projet et donc des revenus et d’autre part d’accéder à 85M€ de trésorerie empruntés en 2013 pour l’occasion et jusqu’à présent bloqués. Si on intègre ce montant de cash disponible à la trésorerie publiée, les perspectives de remboursement de la souche 2014 s’éclaircissent grandement… A suivre tout de même car la décision finale n’est pas encore rendue et les free-cash-flows 2014 non publiés

 


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