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Hebdo Crédit du 15 décembre 2014

Alors que traditionnellement, le mois de décembre offre quelques semaines de repos aux gérants et autres opérateurs financiers, celui de cette année 2014 risque au contraire d’en achever quelques uns, après une année déjà mouvementée et difficile…
 

Qu’il s’agisse du marché actions ou crédit, cette semaine encore s’est révélée particulièrement difficile et quelques fonds risquent de voir la performance de toute l’année 2014 (généralement légèrement positive) annihilée en seulement quelques jours : -7% pour le CAC,  -0.5% pour l’Iboxx High Yield, de -1% à -1.5% pour les obligations 10 ans de pays périphériques…


Nous noterons quatre explications à ce phénomène de fin d’année, explications qui pourraient d’ailleurs continuer de driver le marché au premier semestre 2015 et qui doivent donc attirer toute notre attention :


1/ Le pétrole : si la baisse du prix du baril représente clairement une opportunité pour l’ensemble de l’industrie mondiale et pour la consommation des ménages (le gallon a déjà baissé de 50 cents aux USA, soit un gain de 500$ par foyer et par an !) elle pourrait à court terme représenter un risque important d’un point de vue politique, économique et financier dont nous noterons les grandes lignes :

- Risque géopolitique majeur et croissant en cas de récession et de crise économique trop forte en Russie

- Risque géopolitique croissant au Moyen-Orient

- Risque d’entraînement sur le marché du High Yield : 20% de l’Iboxx High Yield se compose de valeurs parapétrolières aux USA par exemple

- Risque de correction majeure à court terme sur les actions

- Risque sur les économies nordiques, relativement dépendantes du pétrole, notamment les ETI parapétrolières présentes dans certains portefeuilles et dont la liquidité est faible.

- Risque de poids de la baisse sur la déflation contre laquelle s’efforcent de lutter les banques centrales


2/ La BCE : après des mois de discours et de promesses, il semblerait que les marchés demandent clairement à Monsieur Draghi de passer à l’action… Titrisations, dettes corporates, souveraines, etc, etc… qu’il choisisse une méthode mais entame réellement ou abandonne le fameux quantitative easing à l’européenne. L’incertitude est la gangrène des actifs financiers (le management d’Abengoa en a durement fait les frais il y a quelques semaines), et si le discours semblait clair mi 2014, il devient plus abscons en fin d’année et beaucoup préfèrent se mettre en position d’attente, cédant les actifs risqués et provoquant une correction sévère.


3/ La déflation : malgré tous les efforts et discours de la BCE, l’inflation reste extrêmement faible en Europe et ne donne aucun signe de redémarrage : consommation en baisse, salaires stagnants, actifs en baisses ou stables… Si les entreprises, notamment les plus endettées ont profité de l’entame de ce scenario de déflation pour s’endetter à bon compte depuis plusieurs mois, il devient maintenant critique que leurs comptes de résultats s’améliorent, et très rapidement pour certaines… Nous porterons une attention toute particulière aux sociétés cycliques très endettées, notamment sous LBO, qui pourraient les premières connaître des restructurations et/ou des défauts en Europe en cas de non-reprise rapide.


4/ Reprise du risque périphérique : après des années d’efforts drastiques, on remarquait cette semaine en Grèce des tensions politiques majeures et le fait qu’un parti anti-euro puisse potentiellement être leader. Notons d’ailleurs que ce risque anti-euro pourrait également gagner les pays « cœur », notamment l’Allemagne et nous porterons une attention toute particulière à l’évolution de ces partis.

5/ Phénomène plus technique et financier : la perspective d’émissions massives au premier semestre 2015, notamment sur les subordonnées financières. Afin de répondre aux exigences du nouveau système de résolution bancaire, notamment du TLAC (Total Loss Absorbing Capacity), les 29 banques systémiques européennes devront émettre des dizaines de milliards de dettes Tier 2, qui devraient conduire à un repricing des émissions existantes.


La semaine à venir s’annonce encore difficile, comme en témoigne ce matin même l’abandon de Technip pour racheter CGG (l’obligation perd une quinzaine de points) et laissera probablement peu de temps aux gérants pour les courses de Noël…

 


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