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Hebdo Crédit du 12 novembre 2013

Etant admis que les marchés financiers donnent un prix actuel à leurs anticipations futures (et ce jusqu’à 50 ans, comme en témoignent les courbes forward), il devient évident que les politiques (économiques et monétaires) n’y ont un pouvoir que par l’effet de surprise. Mario Draghi semble avoir pris ce principe à son compte, estimant que les actions de la BCE ne doivent plus être anticipées, et donc endogènes aux marchés financiers et aux cours des actifs, mais exogènes, c'est-à-dire « surprises ».

Ainsi, pour la pénultième réunion de l’année, le Président de la BCE a-t-il décidé de surprendre les marchés en abaissant son taux directeur au plus bas historique de 0.25%, alors qu’économistes et analystes divers assenaient depuis des mois que toute nouvelle action à la baisse serait inutile (« quelle est la différence entre 0.5% et 0% ? », entend-on…). Effet de surprise bien ménagé, puisque jusqu’à la dernière minute (disons les 5 dernières, car les observateurs auront remarqué, comme souvent, quelques frétillements « pré-annonce » dus aux habituelles « fuites »…) 67 économistes sur 70 interrogés anticipaient le statu quo.

Surprise totale donc qui, après quelques secondes de stupeur, quelques minutes d’interrogations, quelques heures d’euphorie, a très vite provoqué une inquiétude généralisée chez les opérateurs… Ce ne seraient désormais plus les marchés qui feraient pression sur la BCE mais l’inverse ? Les cours de tous les actifs européens (euro en premier lieu) se sont repliés sur la fin de semaine, toujours aussi corrélés d’un point de vue « marché » tandis que leur corrélation économique ne semble pas aussi certaine…

Cette action de Monsieur Draghi laisse donc à l’esprit plusieurs questions qu’il faudra résoudre pour prendre ses décisions de gestion d’ici 2014 :

- La déflation rôde-t-elle vraiment autour de l’Europe, comme le craignent de plus en plus d’analystes ?

- Dans ce cas, une petite baisse opportuniste des taux BCE suffira-t-elle vraiment à enrayer le phénomène ?

- Se trouve-t-on au début d’une guerre des changes sans merci ?

- L’abondance de liquidités gratuites finira-t-elle par se transformer en crédit pour doper l’économie réelle ?

- Ou restera-t-elle dans les banques qui en profitent pour se restructurer massivement à bon compte ?

- Quid des théories économiques et financières en cas de taux BCE négatifs ? (scénario qui devient possible)

- Quelles cartouches reste-t-il vraiment à la BCE et aux gouvernements européens ?

- S’approche-t-on donc du scénario japonais ? ou du scénario grec pour les plus endettés ?

Dans ce contexte, la dégradation de la France par S&P a ajouté à la morosité de fin de semaine et a rendu les marchés très circonspects quant à l’orientation à prendre après une année globalement très favorable. Les banques systémiques françaises n’ont en revanche pas été dégradées ; pour le moment la France n’est donc pas dans une situation telle que ses banques soient menacées… nous sommes (un peu) rassurés…

Chez les corporates, nous noterons l’augmentation de capital d’Alcatel Lucent de 955M€ combinée à des refinancements pour un montant global de 1250M€ suite à des publications encourageantes ; Michel Combes semble mener la restructuration à marche forcée et l’entreprise semble enfin voir un bout de tunnel… en espérant que ce soit enfin le bon…

Nous noterons également les chiffres plutôt encourageants de Lafarge, qui confirme ses objectifs d’amélioration d’Ebitda (réductions de coûts, innovation) et pourrait donc progressivement améliorer ses ratios de crédit.

Nous signalerons enfin les cessions d’actifs envisagées par Telecom Italia (filiale argentine), Vivendi (part dans Maroc Telecom) et Alstom pour réduire leur endettement ; quand le compte de résultat ne se rétablit pas, il faut s’attaquer directement au bilan…


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