FR - EN
Abonnez vous à notre hebdo
 
Hebdo Crédit du 12 mai 2014

Alors que la France semble encore avoir du mal à assimiler les leçons du passé et se situe aujourd’hui sur le plan budgétaire beaucoup plus proche de la Grèce que de l’Allemagne , les efforts drastiques des pays périphériques commencent à payer. Comme l’Irlande il y a quelque temps, le Portugal sortira le 17 mai du programme d’assistance européen sans recourir à aucun programme de précaution : la Troïka est partie, le Portugal retrouve son indépendance, au prix d’un nouvel engagement de mesures d’austérité chiffrées pour 2015, pour un montant de 1.4Md€.

Voyant sa note s’améliorer en fin de semaine chez Moody’s à Ba2, plutôt comme une conclusion que comme des prémices comme à l’accoutumée,  le Portugal a vu son taux d’emprunt 10 ans fondre depuis le début de l’année, passant de 6.1% à 3.54%. Ce rétrécissement conjugué à une émission test il y a quelques semaines a, et on peut le comprendre, convaincu le gouvernement de s’affranchir de la pesante tutelle européenne. Phénomène auto-réalisateur (comme fréquemment sur les marchés financiers), si le pays peut emprunter, il n’aura pas de problème de financement et il n’y a donc pas de risque de lui prêter… Attention cependant à deux points :

1- du fait de l’arrêt de l’aide européenne, les besoins de financement du Portugal pour les années à venir sont massifs : 35Mds en 2014, 46Mds en 2015, 49Mds en 2016, soit un total de 130Mds€ en trois ans alors que le stock total actuel de dettes, « acquis » sur les trente dernières années, s’élève à 210Mds€ … Le Portugal sera donc à la merci des marchés pour les trois ans à venir, ce qui peut s’avérer catastrophique en cas de perte de confiance, même temporaire et/ou exogène au pays lui-même…

2- le stock de dette du Portugal est déjà massif, avec 130% du PIB et ne peut pas baisser en l’absence de croissance et/ou d’inflation. Il pourrait être tentant pour un pays qui retrouve l’équilibre primaire, est sorti de la tutelle troïkienne et éprouve quelques difficultés à emprunter pour payer ses intérêts d’emprunts passés, de demander à ses créanciers une aide supplémentaire, par l’intermédiaire d’un léger haircut…

Sur le crédit, nous noterons cette semaine les grandes manœuvres de sauvetage des compagnies Air Berlin et Alitalia. si le premier a déjà le riche Etihad à son capital et pouvait lundi, grâce au plan de recapitalisation et de refinancement en partie souscrit par ce dernier, proposer un échange obligataire, le second tente lui d’améliorer sa corbeille pour séduire la compagnie émirienne qui souhaite : une dévaluation des créances à hauteur de 800M€ et un abandon des contentieux en cours à hauteur de 400M€ (via une structure de défaisance) et le licenciement de 2500 à 3000 employés (sur un total de 14 000). Reste à convaincre les banques créancières.

Mardi, nous signalerons que les porteurs de l’obligation FCC 6.5% 2014 ont approuvé (avaient-ils vraiment le choix ?) l’allongement de la maturité de leur investissement à 2020 (assortie d’un call en 2018) avec un coupon conservé à 6.5%. Quand on dit que les obligataires passent avant les actionnaires, cela dépend en fait finalement des actionnaires qui peuvent parfois forcer un changement de règles en cours de route.

Du côté corporates, les opérations continuent, profitant de la manne de trésorerie accumulée par les corporates depuis la crise de crédit de 2008 : Pfizer augmente son offre sur Astra Zeneca, GE semble s’accorder avec Toshiba pour emporter Alstom tandis que Siemens attend le dernier moment pour réagir (attendant peut-être que le gouvernement Français apporte un soutien encore plus ferme, assorti de quelques contreparties ou avantages ?), Nokia s’intéresse à Alcatel. De leur côté Publicis et Omnicom renoncent à la fusion annoncée il y a quelques mois, devant les difficultés réglementaires et surtout les divergences en interne.


INFORMATIONS RÉGLEMENTAIRES


Avant d’accéder à ces pages, merci de bien vouloir prendre connaissance des informations réglementaires suivantes.

Cette page internet du site est destinée aux résidents français. Les personnes soumises à des restrictions interdisant l'accès aux produits ou services présentés, tels que les ressortissants des Etats-Unis ne sont pas autorisées à y accéder. Il appartient à l’investisseur de s’assurer qu’il est juridiquement autorisé à se connecter à ces pages et à utiliser et consulter les informations et services présentés sur le site au regard des lois en vigueur dans son pays.

Ce site Internet a été réalisé dans un but d’information uniquement et ne constitue ni une offre, ni une recommandation personnalisée, ni une sollicitation en vue de la souscription des produits ou services présentés. L’investisseur est seul juge du caractère approprié des opérations qu’il pourra être amené à conclure. OCTO Asset Management ne saurait être tenu pour responsable d’une décision d’investissement ou de désinvestissement prise sur la base des informations contenues sur ce site. Les informations, services et produits présentés sont susceptibles de modification sans avis préalable.

La souscription dans des parts ou actions d’OPCVM peut présenter des risques. La valeur liquidative des OPCVM peut varier à la hausse comme à la baisse selon les fluctuations des marchés et l’investisseur peut ne pas récupérer le capital investi. Aussi, avant toute transaction, l’investisseur doit :

- prendre connaissance du document d'informations clés pour l'investisseur et du prospectus de chaque OPCVM, et comprendre la nature des supports choisis, leurs caractéristiques et leurs risques

- s’assurer que les supports choisis correspondent à sa situation financière, à ses objectifs d’investissement et aux risques qu’il est prêt à accepter.

Il est rappelé que les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Les performances passées ne doivent donc pas être l’élément central de la décision d’investissement du souscripteur : les autres éléments figurant sur les fiches reporting associées à chaque OPCVM doivent être pris en considération. Le document d'informations clés pour l'investisseur et le prospectus des OPCVM présentés est disponible auprès d’OCTO Asset Management sur simple demande ou sur ce site Internet.

Enfin, le traitement fiscal lié à l’investissement en parts ou actions d’OPCVM dépend de la situation de chaque investisseur. Il est donc recommandé de consulter son conseiller fiscal.