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Hebdo Crédit du 06 juillet 2015

A l’heure où nous rédigeons notre hebdo, il semblerait d’après quelques sondages que le « non » ait la faveur des Grecs… Et on peut comprendre, après 4 ans d’humiliation et de décroissance économique majeure (-25% de PIB soit quasiment l’équivalent de la Grande Dépression américaine des années 30), qu’une partie de la population ne voit pas clairement l’appartenance à l’Eurozone de Madame Merkel ou Monsieur Dijsselbloem comme un argument massue…‎

Le « non » l’emporterait donc et ne pouvant pas apporter de solution toute faite dans un environnement complètement nouveau, à la limite même de la sortie de route, il faut, tant qu’on est pas encore complètement assommé, se poser toutes les questions qui permettront d’élaborer un raisonnement pour les six mois à venir.

Les questions de court terme, elles, il fallait se les poser avant et le scenario binaire qui se présentait à nous ce week-end devait clairement inciter les gérants de portefeuille à attendre plus qu’à parier : principalement en augmentant la poche de trésorerie et en évitant de se laisser embarquer dans les flux  court-termistes.

A plus long terme, sans que cela n’apporte pour le moment de solution à la volatilité ou au positionnement à adopter, nous poserons tout de même une question majeure : quelle différence entre ce lundi 6 juillet et le lundi 26 janvier 2015, date de la prise de fonction de Monsieur Tsipras ? Syriza, parti de gauche radicale n’a-t-il pas été élu lors d’élections législatives anticipées pour justement dire « non » à la politique européenne des 5 dernières années vis-à-vis de la Grèce ?

Pendant ce premier semestre, habitués probablement à faire trop souvent de même, les interlocuteurs de Monsieur Tsipras et Varoufakis se sont dit que « oui » ils pourraient le retourner contre son propre parti, contre son propre programme, contre ses propres électeurs… Tant et si bien que Monsieur Tsipras, perdant probablement une partie de sa confiance, a éprouvé le besoin que son peuple, après être monté au créneau dans son pays, le fasse maintenant face à l’Europe entière.  Et les Grecs l’ont fait, en confirmant leur vote de janvier… Rien de plus…

On pourra maintenant arguer que c’est de l’inconscience, de la méconnaissance, de l’amateurisme, ce n’est pas le sujet. La démocratie a été inventée en Grèce et ils viennent de nous le rappeler !

A nous maintenant de rester sereins et concentrés pour gérer cette nouvelle crise et évaluons pour le moment les différentes possibilités :

1-     Notre scenario à 90% : les négociations reprennent, Tsipras ayant juste significativement augmenté son levier sur ses interlocuteurs. Chacun étant conscient de la volatilité et de l’incertitude engendrée par le « non », les négociations avancent vite et se bouclent d’ici quelques semaines pour éviter une contagion trop importante, un coma trop long de l’économie grecque (n’oublions pas que les banques resteront fermées encore plusieurs jours), des réflexions autoréalisatrices sur la non-pérennité de l’Euro, des propositions politiques dangereuses de pays attirés par la position géopolitique de la Grèce, Russie et Chine en tête…

2-     Scenario à 10% : Les interlocuteurs de Monsieur Tsipras se braquent, la Grèce prend les mesures nécessaires pour sauver son économie et sa population à savoir l’impression d’une nouvelle monnaie, de nouveaux partenariats géopolitiques, la rupture complète sur la dette, etc… Le scenario « Armageddon » … Scenario qui ne peut être envisagé dans les pays systémiques mais qui reste envisageable pour la Grèce.

 A court terme donc on ne peut que rester patients et les positions prises avant ce week end ne pourront qu’être conservées… Trop tard pour vendre, beaucoup trop tôt pour racheter quoi que ce soit. Nous noterons d’ailleurs, dans ce genre de circonstances de ‘risk-off’ soudain, le risque sur les ETF, dont les volumes ont considérablement augmenté depuis des derniers mois et qui pourraient en cas de cessions massives connaître un effet de ciseaux capable de déstabiliser les marchés financiers mondiaux. Certains ETF sur le S&P 500 ont actuellement de tels volumes d’encours que, malgré une liquidité quotidienne, la sortie de tous les investisseurs nécessiterait 30 jours de bourse pour liquider l’ensemble des positions sur le marché… Les ETF, une réelle avancée pour la liquidité et les investisseurs à long terme ou un produit industriel aussi néfaste que certains de ceux de l’industrie agro-alimentaire ou chimique depuis quelques décennies ?

Pour en revenir à la Grèce, ne croyons pas que la situation explosera ou se résoudra, sachons juste qu’il faudra vivre avec pendant de nombreuses années, comme nous vivons avec tous les déséquilibres propres à des économies en déclin : chômage, bulles, volatilité, accroissement de la masse monétaire… Nous citerons à ce sujet, la phrase de Monsieur Pompidou : « Si un jour on atteint 500 000 chômeurs en France, ce sera la révolution » Nous en sommes à 3 millions rien ne s’est passé… Rien de plus ne se passera pour la Grèce, l’Europe vivra avec.

 


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