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Hebdo Crédit du 03 novembre 2014

Une fois de plus cette semaine, les marchés ont évolué au rythme des annonces et décisions des banques centrales. Rien d’exceptionnel à première vue: cela fait bientôt cinq ans que les grands argentiers mondiaux ont amorcé la pompe à liquidités et imaginé les mesures les plus drastiques pour offrir à l’économie mondiale – en particulier celle des pays occidentaux, les autres étant plus habituées aux chocs violents - une petite chance sinon de reprise, du moins d’atterrissage en douceur, et aux marchés financiers – en particulier obligataires - quelques années de performance à bon compte.

Le fait remarquable n’est donc pas que les banques centrales agissent mais la différence de méthode, et donc d’effet à court terme. D’un côté on attendait la BCE sur les résultats des stress tests bancaires dimanche aprèsmidi.

Ces résultats étaient attendus depuis des mois, mais ne l’étaient finalement presque plus, puisqu’au fur et à mesure que les tests se réalisaient, on apprenait, au compte goutte, que telle ou telle banque était en discussion avec telle ou telle agence, telle ou telle autorité, réalisait une augmentation de capital ou révisait sa méthode de comptabilité. Au final seules les banques aux problèmes exceptionnels se retrouvent ne pas passer des tests censés simuler une catastrophe économique et financière. Pour les autres, aucune surprise donc puisque la BCE avait préparé le marché à un succès quasi-total depuis des mois. Réaction en début de semaine identique à celle (qui avait mis un peu plus de temps) qui s’était produite suite aux annonces de TLTRO et de possibilité de QE en juin : après des semaines d’anticipations positives, le soufflet est retombé immédiatement. Les subordonnées bancaires se sont violemment écartées, les bourses européennes ont chuté.

Au pays du poker, la FED est elle, un peu plus fine, prévenant de six à douze mois avant de ses actions, mais ajoutant à son discours quelques nuances permettant de le rendre relatif : nous citerons ici le fameux « considérable » qui d’une personne à l’autre peut représenter 6 ou 9 mois et peut même suivant le langage et la traduction qu’on en fait signifier une intensité très différente ; le relatif permettant à chacun des interprétations, il limite les réactions fortes des marchés, surtout dans le mauvais sens, les banques centrales voulant plus éviter les crises de confiance que susciter l’euphorie. Après le discours de Madame Yellen, très attendu mercredi car il signifiait la fin d’un QE de 5 ans, les marchés boursiers se reprenaient jeudi, voyant également la stabilisation des primes de crédit financières et « high yield ».

Enfin au pays des sumotori, l’effet de surprise était total. Après des années de marasme, les dirigeants japonais ne veulent plus faire dans la demi-mesure et le relatif et veulent au contraire créer un choc le plus violent possible, évidemment dans le bon sens. Alors que personne ne l’attendait, la BOJ a annoncé une accélération du QE, augmentant chaque année sa base monétaire de 80 000 milliards de Yen (soit 580Mds€) au lieu de 60 000

auparavant. L’effet est immédiat et mondial, vendredi les bourses grimpent de plus de 2%, le high yield et les subordonnées financières se resserrent fortement, bien qu’il faille chercher assez profondément pour trouver l’effet potentiel du QE japonais sur les dettes subordonnées de banques italiennes… Mais les chiffres sont là et rien d’autre, à part la bonne humeur ambiante, ne pouvait expliquer le rebond de vendredi…

On remarque ainsi que d’un côté, les banques centrales occidentales préfèrent actuellement douceur, temps et relativité, tandis que les Japonais, fatigués par 20 ans d’une inactivité trop pesante, perdent patience et veulent des meures lourdes, immédiates et choquantes (au bon sens du terme) pour l’économie. Les USA, après cinq ans de QE

massif et une économie à peu près sur les rails, peuvent commencer à calmer le jeu et passer en vitesse de croisière ; mais en Europe, il serait dommage d’appliquer tout de suite cette posture alors que notre normalisation bancaire et notre QE en sont encore a leurs prémices et que l’économie hésite encore entre scenario américain (toutes proportions gardées) et scenario japonais, avec une nette inclination pour le second.

Espérons que la BCE ne se laisse pas entraîner trop vite par sa consoeur américaine. Le climat, plutôt volatile et averse au risque cette semaine a limité les nouvelles émissions à quelques noms très sécurisés (Novartis, Akzo Nobel), les autres préférant patienter : l’hybride d’Areva par exemple, après des présentations la semaine passée n’a pas donné signe de vie ; il faut espérer pour le rating de l’industriel que le projet ne soit pas bandonné, faute d’intérêt des investisseurs...

 


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