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Hebdo 27 Juin 2016

De nombreux opérateurs et analystes voyaient, il y a encore quelques semaines, ce lundi comme le début d’un été différent…

Non qu’ils attendissent que le soleil remplaçât la pluie d’un printemps automnal, mais plutôt que cet été leur offre une certaine sérénité et quelques points de base de performance tranquilles, après les montagnes russes du début d’année et une année 2015 somme toute médiocre…

Malheureusement, ils devront, cette année encore, s’attendre à un été propice à une volatilité importante, une faible liquidité et des performances très disparates que seuls les gérants ayant accumulé suffisamment de trésorerie avant le referendum anglais pourront rendre positives.

Inutile en effet de passer trop de temps à comprendre le pourquoi du comment, les raisons du vote anglais ou ses origines profondes, la seule chose à faire est d’acter le début d’un schisme européen : le schisme du Royaume Uni d’abord mais également celui du peuple avec le politique. En effet, qu’il s’agisse du vote anglais ou de l’abstention de près de 50% en Espagne pour les élections générales, c’est surtout le rejet des gouvernants que la population semble marquer. Rejet qui se traduit dans les urnes ou l’abstention mais également par la lassitude, le manque de consommation, la fuite des ‘cerveaux’, le manque d’investissement, et qui commence à profondément marquer l’Europe d’un point de vue économique et social.

Il s’agit d’une crise sociale surtout qui remet en question les distorsions créées par les actions des banques centrales et les politiques et qui met en exergue les contradictions entre le monde économique réel et les projections des marchés financiers.

Mario Draghi a beau tout tenter pour remettre l’Europe à flot, par une politique extrêmement audacieuse et dangereuse, il a également prévenu plusieurs fois dans ce sens : une politique monétaire ne peut fonctionner que si elle est accompagnée de réformes de fond. Malheureusement les gouvernants n’ont aujourd’hui pas assez de pouvoir, pas assez d’aura, voire tout simplement pas assez de majorité au sein de leur parlement pour mettre en place ces réformes… avec à la clé le risque que le QE n’apporte que ses effets négatifs mais ne parvienne pas à entraîner l’engrenage vertueux.

Quoiqu’il en soit, pour le moment, au vu des événements de la semaine passée, l’heure n’est plus vraiment aux projets mais plutôt à la gestion du court terme, que ce soit pour le monde politique ou le monde financier. La volatilité et les performances négatives restent en effet des risques majeurs quelles que soient les baisses de valorisation qu’on a pu observer vendredi à savoir :

  • Entre -8 et -15% sur les actions
    • Entre -7 et -9% sur les hybrides bancaires
    • Entre -1 et -3% sur les hybrides corporates
    • Entre -2 et -5% sur le haut rendement

Malgré ces baisses certes impressionnantes, les niveaux actuels restent encore, pour la plupart, bien loin des niveaux extrêmes de février et nous préférerons rester très précautionneux et patients avant d’employer notre trésorerie pour des achats à bon compte. En effet, il est probable que les mouvements de vendredi ne soient que le début d’une période de forte volatilité et de retraits de capitaux d’une partie des investisseurs, qui se matérialiseront dans les semaines à venir.

Si la chute de vendredi n’était ainsi qu’un saut dans le vide, sans volume et avec finalement assez peu de transactions, il est probable que des investisseurs soient contraints de céder des positions à partir de cette semaine. Certes bon nombre de gérants avaient augmenté leur part de trésorerie dans les semaines passées et devraient pouvoir compenser le mouvement mais il n’est pas dit, loin de là, que 1/ cette trésorerie suffise, 2/ ils souhaitent se repositionner aussi rapidement.

Dans le doute, et au vu des performances déjà réalisées sur le premier semestre pour la majorité des fonds obligataires, qu’ils soient investment grade ou high yield, souvent en territoire positif, nous préférerons choisir la prudence et préparer un cycle de réinvestissement actif d’ici quelques semaines et sur une période de 4 à 6 mois.

Matthieu Bailly, Octo


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