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Après un été reposant, viendra probablement le temps des interrogations...

Nous voici de retour après un été relativement reposant pour les financiers. Après la dernière salve du referendum britannique fin juin, toutes les inquiétudes ont semblé s’effacer durant les mois de juillet et août : un Brexit déjà plus ou moins repoussé et qui n’aura peut-être jamais lieu, des publications de résultats correctes,  pas de nouvelle économique majeure, des banques centrales attentistes continuant d’assurer aux marchés un soutien puissant, et surtout des liquidités si abondantes dans les portefeuilles et books que le moindre soubresaut sur les actions ou le marché obligataire était immédiatement absorbé…

Les indices obligataires se retrouvent ainsi avec des performances year-to-date encore une fois impressionnantes : +6.2% pour l’Iboxx € corporates, +6.5% pour  l’Iboxx € souverains, +6.5% pour  l’Iboxx € high yield… tandis que les actions, malgré le rallye estival, conservent une performance largement négative : -4.2% pour le CAC, -7.9% pour l’Eurostoxx 50… Comme nous le répétons depuis plusieurs mois, le QE de la Banque Central Européenne profite uniquement aux actifs qu’elle achète, à savoir les obligations, et ce d’autant plus en l’absence de réformes de fonds des économies et finances publiques européennes qui empêchent aux liquidités d’irriguer correctement l’économie réelle et de lui apporter l’énergie nécessaire pour qu’elle retrouve sa vigueur.

La politique de la Banque Centrale n’est donc pour le moment pas un outil de relance de l’économie mais seulement un outil de surperformance du marché obligataire, d’amplification de bulle, de chute des taux d’intérêts, de surendettement des Etats à bon compte, d’amplification de la dichotomie entre grandes entreprises financiarisées qui optimisent leur bilan et structure de dette et PME dont les perspectives restent bien mornes, en particulier en France.

Car dans certains autres pays européens, pays où des réformes de fond ont été faites, il semblerait que des prémices de rebond semblent pouvoir s’amorcer, comme on l’a vu par exemple en Espagne. Après avoir lancé entre 2010 et 2012, en pleine crise des périphériques, trois réformes du marché du travail, y compris pour le secteur public (application du licenciement économique pour les fonctionnaires notamment), et de nombreuses réformes économiques de fond, il semblerait que le pays confirme une croissance de l’économie relativement vive par rapport à ses pairs européens.

Et pourtant, n’oublions pas que le pays est dans une impasse politique depuis plusieurs mois, ne parvenant pas à former un gouvernement en février et ayant dû repasser par les urnes en juin, ce qui ne semble pas encore être une solution sûre.

Si ces difficultés politiques sont probablement elles-mêmes des réformes dures ayant laissé des marques profondes dans une société espagnoles déjà exsangue (25% de chômage en 2012), il semblerait pourtant qu’elles commencent à porter leur fruits. Une baisse importante et sur la durée du chômage, au plus bas depuis 2009 avec 20% (ce qui reste, évidemment considérable), une croissance parmi les plus élevées de la Zone Euro  avec par exemple 0.8% sur la période avril-juin 2016, soit environ 3.2% annuel, bien loin des 0% de la France que nos politiques ou instituts de statistiques nationaux essaient tant bien que mal de pondérer par un minuscule dixième positif pour l’affichage !

Quant à tirer des conclusions sur la situation espagnole, il est probablement un peu tôt tant elle est aujourd’hui à la croisée des chemins : d’aucuns diront que les politiques menées sont donc utiles et que celles menées actuellement en France pourront également porter leurs fruits dans les années à venir, d’autres diront qu’ un pays sans politique s’en sort finalement aussi bien et qu’ils ne servent donc pas à grand-chose !

Il est probable que la vérité soit au milieu et que l’Europe soit dans une situation si difficile aujourd’hui que sa seule issue de sortie soit une conjonction massive de l’ensemble des facteurs et outils disponibles et ce pendant plusieurs années : politique monétaire, réformes majeures de l’économie, réformes du secteur public, dynamisme de l’économie mondiale. On n’ajoutera pas le fameux « coup de bol » si cher à certains…

Le Portugal, l’Espagne, ou même l’Italie semblent sur une voie sérieuse pour faire face à ce défi, d’autres pays comme la France ou la Grèce semblent encore assez loin du compte et les à-coups européens, qu’ils soient économiques, politiques ou sociaux devraient revenir à échéances régulières pendant encore plusieurs années.

Pour le moment, le dernier trimestre s’entame sur des augures plutôt sereines bien que les incertitudes restent nombreuses : hausse correctement dirigée des taux américains ou procrastination et inquiétudes des marchés comme en 2015, déroulement du Brexit, élections américaines, rupture de l’équilibre toujours précaire de la Chine, …

 

Matthieu Bailly, Octo Asset Management


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